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Tegucigalpa, capitale du Honduras
13 juin 2002 et jours suivants
 

Nous nous sommes levés tôt pour aller tirer des sous avec la carte Visa. Nous en profitons pour visiter San Pedro Sula. Il s'agit de la deuxième ville en importance du Honduras. La ville fut fondée en 1536 par le conquistador espagnol Pedro de Olvarado, mais des incendies, des tremblements de terre et d'autres destructions d'origine humaine ont presque effacé toute trace de son passé, ne lui laissant que peu de souvenirs de son histoire. Aujourd'hui, elle constitue le plus important centre commercial et industriel du pays. Elle est au cœur même de l'industrie florissante du vêtement. La ville comme toute ville d'Amérique centrale possède son Parque Central, lieu de vie et de rencontre. C'est une petite place où se dresse la statue du général Manuel Bonilla, illustre défenseur de l'éducation publique. A part ça, rien de vraiment transcendant. De grands immeubles entourent le Parque Central.

Tout en nous promenant, nous sommes de plus en plus frappé par le nombre de policiers et de vigiles armés dans les magasins, les banques, etc. On ne sortira pas l'appareil photo dans cette ville…

Nous nous dirigeons vers l'une d'elles. On nous informe que ce n'est pas possible de tirer de l'argent avec une Visa. Et cela se répète dans 2 autres banques. C'est tout même incroyable de perdre son temps à chercher un établissement bancaire acceptant ce genre de carte, il est vrai très peu connue et très peu utilisée dans le monde…Finalement au bout d'une heure, nous trouvons cette banque si originale !!! Le plus marquant, ce n'est pas vraiment ça mais plutôt le nombre incroyable de vigiles armés censés assurer la sécurité de la cette banque : 47 vigiles (avec gilet par-balle et M16) !!! On les a comptés ! On a appris plus tard que le nouveau président du Honduras a imposé en politique intérieure la tolérance Zéro pour les délinquants. C'est assez flippant de voir ces gens armés !

Nous voilà assez riche pour prendre un petit breakfast dans une tienda : café, thé, jus d'orange, platanos fritos (bananes frites) et frijoles (haricots), un régal ! Ayant fini notre petit tour de la ville, nous nous connectons sur Internet pour prévenir Marie (la volontaire française de AFVP avec qui nous correspondons depuis quelques mois) de notre arrivée ce soir.

Il est presque midi. Nous devons vite quitter la chambre. En deux temps trois mouvements, nous sommes déjà dans la rue pour aller au terminal de bus. Il n'est pas très loin de notre hôtel, à un quart d'heure de marche à peine. Nous avons de la chance, il reste de la place dans le bus qui part à 13 heures. Nous achetons les billets pour Tegucigalpa où se trouvent les volontaires de l'ONG et prenons un petit sandwich et des bouteilles d'eau pour passer le temps.

Les 6 heures de route passent très vite. Nous découvrons les paysages magnifiques de ce pays fort méconnu jusqu'au désastreux passage de l'ouragan Mitch. On découvre aussi des routes ravagées par le cyclone et pas encore reconstruites. Ce pays fermement ancré dans l'isthme centraméricain ne figure pas d'emblée par les destinations touristiques. C'est bien dommage car vu ces paysages de forêts, de vallées encaissées, le Honduras possèdent bien des atouts.

Malheureusement, en descendant vers Tegucigalpa, sous la brume et la pluie, nos premières impressions ne sont pas très favorables à la capitale hondurienne. Mais attendons de la voir sous un beau jour. Mais malgré les nuages lourds, nous pouvons tout de même apercevoir les hautes collines entourant la ville, notamment le pic d'El Picacho. Nous nous apercevrons que le paysage est admirable par beau temps.

Nous arrivons à la gare routière à Comayagüela, ville jumelle de Tegus (abréviation utilisée par les Honduriens pour Tegucigalpa) située de l'autre côté du Rio Choluteca, fleuve traversant le centre de la ville. Il est presque 20 heures, il fait nuit et la pluie continue de tomber. En cherchant un téléphone pour appeler Marie, nous découvrons une ville sans aucun charme. On dit de cette ville qu'elle est animée en journée et qu'il est intéressant d' y aller flâner sur les marchés pleins de vie mais qu'à la tombée de la nuit, il ne vaut mieux pas s'y aventurer ! Nous ne ressentons aucune animosité. Les gens sont aimables. Très rapidement, nous trouvons le téléphone et heureusement Marie est chez elle. Elle nous explique comment nous y rendre.

Après la négociation d'usage avec le chauffeur de taxi, nous nous rendons chez les volontaire de l'AFVP.

Finalement, Marie nous attendait au coin de sa rue. Elle nous amène à la maison des volontaires, grande maison avec 3 chambres. Elle nous informe qu'il y a 2 autres chambres dans la petite courée et que c'est justement là que nous allons dormir, le temps de faire le reportage sur les actions de l'AFVP. Nous nous délestons de nos sacs et nous installons dans le canapé pour faire la connaissance de Marie. Les autres volontaires sont allés à un concert et arriveront un peu plus tard.

N'ayant pas mangé, nous partons faire les courses pour le repas et l'apéro. Quoi de mieux qu'un apéro pour faire de plus amples connaissances !

Il est 22 heures, arrivent enfin les autres volontaires : Claire, Charlotte, Mathieu. Ce dernier revient de San Pedro Sula où il est allé chercher sa mère et sa petite sœur venues en vacances et pour le voir également. Nous passons la soirée à expliquer notre projet et à organiser le programme du mois sachant que Guylène, une amie que nous avions rencontrée au Népal, vient nous rejoindre pour 4 semaines dans 2 jours.



 
 
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