Nous
nous sommes levés tôt pour aller tirer des sous avec la carte Visa.
Nous en profitons pour visiter San Pedro Sula. Il s'agit de la deuxième
ville en importance du Honduras. La ville fut fondée en 1536 par le conquistador
espagnol Pedro de Olvarado, mais des incendies, des tremblements de terre et
d'autres destructions d'origine humaine ont presque effacé toute trace
de son passé, ne lui laissant que peu de souvenirs de son histoire. Aujourd'hui,
elle constitue le plus important centre commercial et industriel du pays. Elle
est au cur même de l'industrie florissante du vêtement. La
ville comme toute ville d'Amérique centrale possède son Parque
Central, lieu de vie et de rencontre. C'est une petite place où se dresse
la statue du général Manuel Bonilla, illustre défenseur
de l'éducation publique. A part ça, rien de vraiment transcendant.
De grands immeubles entourent le Parque Central.
Tout en nous promenant, nous sommes de plus en plus frappé
par le nombre de policiers et de vigiles armés dans les magasins, les
banques, etc. On ne sortira pas l'appareil photo dans cette ville
Nous nous dirigeons vers l'une d'elles. On nous informe que ce
n'est pas possible de tirer de l'argent avec une Visa. Et cela se répète
dans 2 autres banques. C'est tout même incroyable de perdre son temps
à chercher un établissement bancaire acceptant ce genre de carte,
il est vrai très peu connue et très peu utilisée dans le
monde
Finalement au bout d'une heure, nous trouvons cette banque si originale
!!! Le plus marquant, ce n'est pas vraiment ça mais plutôt le nombre
incroyable de vigiles armés censés assurer la sécurité
de la cette banque : 47 vigiles (avec gilet par-balle et M16) !!! On les a comptés
! On a appris plus tard que le nouveau président du Honduras a imposé
en politique intérieure la tolérance Zéro pour les délinquants.
C'est assez flippant de voir ces gens armés !
Nous voilà assez riche pour prendre un petit breakfast dans
une tienda : café, thé, jus d'orange, platanos fritos (bananes
frites) et frijoles (haricots), un régal ! Ayant fini notre petit tour
de la ville, nous nous connectons sur Internet pour prévenir Marie (la
volontaire française de AFVP avec qui nous correspondons depuis quelques
mois) de notre arrivée ce soir.
Il est presque midi. Nous devons vite quitter la chambre. En deux
temps trois mouvements, nous sommes déjà dans la rue pour aller
au terminal de bus. Il n'est pas très loin de notre hôtel, à
un quart d'heure de marche à peine. Nous avons de la chance, il reste
de la place dans le bus qui part à 13 heures. Nous achetons les billets
pour Tegucigalpa où se trouvent les volontaires de l'ONG et prenons un
petit sandwich et des bouteilles d'eau pour passer le temps.
Les
6 heures de route passent très vite. Nous découvrons les paysages
magnifiques de ce pays fort méconnu jusqu'au désastreux passage
de l'ouragan Mitch. On découvre aussi des routes ravagées par
le cyclone et pas encore reconstruites. Ce pays fermement ancré dans
l'isthme centraméricain ne figure pas d'emblée par les destinations
touristiques. C'est bien dommage car vu ces paysages de forêts, de vallées
encaissées, le Honduras possèdent bien des atouts.
Malheureusement, en descendant vers Tegucigalpa, sous la brume
et la pluie, nos premières impressions ne sont pas très favorables
à la capitale hondurienne. Mais attendons de la voir sous un beau jour.
Mais malgré les nuages lourds, nous pouvons tout de même apercevoir
les hautes collines entourant la ville, notamment le pic d'El Picacho. Nous
nous apercevrons que le paysage est admirable par beau temps.
Nous
arrivons à la gare routière à Comayagüela, ville jumelle
de Tegus (abréviation utilisée par les Honduriens pour Tegucigalpa)
située de l'autre côté du Rio Choluteca, fleuve traversant
le centre de la ville. Il est presque 20 heures, il fait nuit et la pluie continue
de tomber. En cherchant un téléphone pour appeler Marie, nous
découvrons une ville sans aucun charme. On dit de cette ville qu'elle
est animée en journée et qu'il est intéressant d' y aller
flâner sur les marchés pleins de vie mais qu'à la tombée
de la nuit, il ne vaut mieux pas s'y aventurer ! Nous ne ressentons aucune animosité.
Les gens sont aimables. Très rapidement, nous trouvons le téléphone
et heureusement Marie est chez elle. Elle nous explique comment nous y rendre.
Après la négociation d'usage avec le chauffeur de
taxi, nous nous rendons chez les volontaire de l'AFVP.
Finalement, Marie nous attendait au coin de sa rue. Elle nous amène
à la maison des volontaires, grande maison avec 3 chambres. Elle nous
informe qu'il y a 2 autres chambres dans la petite courée et que c'est
justement là que nous allons dormir, le temps de faire le reportage sur
les actions de l'AFVP. Nous nous délestons de nos sacs et nous installons
dans le canapé pour faire la connaissance de Marie. Les autres volontaires
sont allés à un concert et arriveront un peu plus tard.
N'ayant pas mangé, nous partons faire les courses pour le
repas et l'apéro. Quoi de mieux qu'un apéro pour faire de plus
amples connaissances !
Il est 22 heures, arrivent enfin les autres volontaires : Claire,
Charlotte, Mathieu. Ce dernier revient de San Pedro Sula où il est allé
chercher sa mère et sa petite sur venues en vacances et pour le
voir également. Nous passons la soirée à expliquer notre
projet et à organiser le programme du mois sachant que Guylène,
une amie que nous avions rencontrée au Népal, vient nous rejoindre
pour 4 semaines dans 2 jours.