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Les merveilleuses chutes d’eau d’Iguazu, côté brésilien
4 février 2003
 

Nous arrivons encore à l’aube à notre nouvelle destination. Nous avons pris l’habitude de voyager de nuit, pour ainsi gagner du temps mais aussi économiser une nuit d’hôtel. La ville de Foz de Iguaçu se réveille doucement.
Nous demandons au bureau d’information les lignes de bus pour rejoindre le parc national, point de départ de l’excursion vers les fameuses chutes. Nous en prenons un rapidement et sans attendre, nous voilà sur la route. En arrivant une petite heure plus tard au parc, nous nous rendons compte que nous sommes quasiment les seuls visiteurs. Nous préférons cette situation là car cela va nous permettre de contempler tranquillement le site et prendre de belles images et vidéos qui ne seront pas ainsi ratées par la présence de hordes de touristes (dont nous faisons aussi partie !!!).

Nous arrivons au parc. Au moment d’acheter nos billets, nous avons la désagréable surprise de devoir payer le double de la somme indiquée par les locaux. Mais bon, on ne va pas rester à la porte d’une des plus belles merveilles naturelles au monde, plus belles encore (selon les spécialistes) que les chutes Victoria et celles du Niagara.

Pour la petite explication. Le Rio Iguaçu, prenant sa source dans les montagnes côtières du Parana et du Santa Catarina à l’altitude de 1300 mètres, serpente vers l’ouest sur 600 km faisant halte derrière les barrages de Foz do Areia Cruz Machado et de Salto Santiago, et recevant au passage quelques dizaines d’affluents. Il s’élargit majestueusement et contourne une magnifique forêt avant de plonger et de se fracasser en chutes étagées. Les 275 chutes recensées s’étalent sur plus de 3 km de large et tombent d’une hauteur de 80 mètres. Elles sont donc plus larges que les chutes Victoria, plus haute que celles du Niagara et donc les plus belles !!!

Pour la petite histoire. Des milliers d’années avant leur « découverte » par les hommes blancs, les chutes étaient un lieu sacré d’inhumation des Tupi-Guarani et des Paragua. L’Espagnol don Alvar Nunez, surnommé Cabeza de Vaca (« Tête de vache ») découvrit les chutes en 1541, au cours de son voyage entre Santa Catarina et Asuncion. Il les baptisa Saltos de Santa Maria mais ce nom céda devant le nom Indien d’Iguaçu qui signifient « grandes eaux » en tupi-guarani. En 1986, l’Unesco a inscrit la région au patrimoine de l’humanité.

L’entrée du parc national est très bien organisée avec ses magasins de souvenirs, ses produits artisanaux fabriqués par les Indiens de la région, etc. Tout est aménagé pour les touristes. Cela ressemble un peu à un parc d’attraction provenant des Etats-Unis, donc complètement faux, aseptisé. En prenant le bus à étage avec grande baie vitrée, nous sommes surpris par tant d’artifice ; la musique de chant d’oiseaux et les informations apportées par la voix pré-enregistrée nous confirment que nous sommes dans un lieu voué au tourisme. Heureusement, au bout d’un quart d’heure le calvaire se termine et nous pouvons entamer l’excursion à pied.

Nous pouvons déjà en descendant du bus, entendre les vrombissements des chutes. A peine quelques dizaines de mètres plus loin, nous oublions le côté Disneyland du parc en contemplant le tableau naturel incroyable de ces chutes d’eau. Vraiment grandiose !!! Cela vaut vraiment le détour. Nous restons là un bon moment pour apprécier le spectacle. Sortis de notre émerveillement, nous longeons le chemin qui nous fait découvrir au fur et à mesure de nouvelles chutes et de nouveaux panoramas tout aussi magnifiques.

Sur notre chemin, nous croisons un nombre incroyable de ratons laveurs qui ne semblent pas effrayés de notre présence. Nous nous arrêtons quelques minutes pour nous amuser avec eux, prendre des photos. Certains s’approchent très près d’Astrid et de JC. Après cette interruption de nos amis les bêtes, notre visite reprend de plus belle. Nous nous retrouvons très rapidement sur la Garganta do Diablo (« la Gorge du Diable »). Une passerelle permet de contempler de très près cette énorme chute d’eau. Les fines gouttelettes d’eau créées par les chutes nous redonnent une sensation de fraîcheur (on pourrait y faire une publicité pour les chewing-gum). Nous restons sur cette passerelle, le temps de découvrir la quantité phénoménale d’eau qui tombe à côté de nous. Au loin, des faucons tournoient au-dessus des chutes, une multitude de perroquets aux couleurs flamboyantes passent près de nous. Quel spectacle !!!




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