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Journées de détente à Cuzco
18 au 21 août 2002
 

De retour à Cuzco, nous flânons dans les rues, à la recherche d'un lieu où nous pourrions déjeuner. Mais une foule au loin attire notre attention. Au fur et à mesure que nous nous approchons, nous entendons des musiques traditionnelles, des tambours, de flûtes.

Proche de la Plaza de Armas, un défilé d'enfants, déguisés et maquillés, a lieu. La circulation des véhicules a été arrêtée. Des centaines de passants regardent la magnifique spectacle qui se présente à eux.

Des groupes homogènes d'une trentaine d'enfants se déplacent au son de ces rythmes andins, avec à leur tête, un porte drapeaux. Nous nous renseignons auprès d'adultes qui accompagnent ces enfants. Il s'agit juste de la fête d'une école de la ville. Par solidarité, une vingtaine d'écoles s'associent à la fiesta en faisant défiler une de leurs classes.

Bien entendu, vous l'imaginez, nous sommes tout fous ! Voilà une occasion géniale de faire des photos d'enfants en habits traditionnels. Manu vide plusieurs pellicules et moi, je remplis d'images mon appareil numérique.

Les déguisements sont très diversifiés. Mais on retrouve souvent quelques constantes : la flûte de pans, le bonnet couvrant le visage les jours de grand froid. Certains déguisements nous font penser à Tintin et les Picaros. Les enfants sont heureux comme tout, d'abord grâce à cette grande fête, qui est la leur, mais aussi car ils sont les vedettes des photographes et cameramen.

Allez, voici une petite sélection des photos, rien que pour vous !

Les jours suivants, je ne me sens pas bien. J'ai quelques douleurs persistantes au ventre. Je n'y prête au début que peu d'attention. Mais le jour du départ de Manu, je suis complètement alité et pas en forme du tout. Auray raccompagne Manu et je m'excuse de ne pas pouvoir l'accompagner à l'aéroport.

Le gérant de l'hôtel me prépare un maté de coca. La coca est cette feuille aux vertus endolorantes et curatives. Elle sert à de nombreux usages. On peut la préparer en maté, c'est une sorte d'infusion. On peut aussi la mâcher, la manger en bonbons, etc. Après un processus chimique lent et complexe, elle donne un produit malheureusement trop connu dans nos pays occidentaux : la cocaïne.

En maté, elle permet de diminuer les douleurs au ventre. Je suis les conseils de notre sponsor l'Institut Pasteur : je fais confiance à la médecine traditionnelle. Ce n'est pas sensé soigner mais calmer la douleur. J'essaye et ça marche !

Le lendemain, zoul, notre ami tourdumondiste rencontré au Cambodge quelques mois auparavant, nous rejoint. Lui, il remonte l'Amérique Latine alors que nous la descendons. Alors forcement, on s'était promis de se rencontrer au milieu.

Malheureusement mon état de santé empire. Alité, je suis incapable de bouger. J'ai très froid. Avec déjà 6 couvertures, je demande à Auray de m'en amener 2 autres. Je n'arrive à rien manger, à rien boire non plus. J'arrive juste à bouger les lèvres pour parler. Je n'ai jamais été si faible, si mal.
Après une nuit très difficile, mon état s'améliore. J'arrive à me lever. Pendant qu'Auray et Zoul finissent leur nuit après s'être enqueris de mon état de santé, je prend le taxi direction l'hôpital.
Dans la salle d'attente, après le test sanguin, mon état empire subitement. Les infirmières s'en rendent compte et vont cherche une chaise roulante. Elle m'emmènent dans le bureau du médecin qui n'est pas encore arrivé. Elles m'allongent sur le lit. J'ai terriblement froid, et les 3 couvertures qu'elles m'amènent n'y changent rien.

Le médecin arrive et voit mon état. Très vite il me dit que je suis en état de déshydratation avancée. Il faut tout de suite me réhydrater en intra-veineuses. Il en profite pour prescrire un anti-vomitif afin de régler mon problème récurent. On attend les résultats des tests sanguins.

Une infirmière tente une première piqûre, mais sans succès. Deuxième, troisième. Elle a du mal à trouver une veine visible. Je suis presque inconscient. Affolée, je l'entend courir chercher une collègue. Celle-ci semble plus expérimentée et me pique dans le dos de la main. Ca marche. Je sens la première infirmière rassurée.

Le médecin revient 30 minutes plus tard. Il a le diagnostic. C'est la salmonellose !
Cette bactérie provient d'aliments tels que le lait, les œufs. J'ai attrapé cela il y a 10 à 15 jours car c'est la période d'incubation de la maladie. J'ai donc attrapé la fièvre typhoïde.
Il semble que je n'ai pas créé assez d'anticorps lors de mon vaccin contre le Typhus. La caractéristique de cette maladie est qu'elle vous abat puis vous êtes en pleine forme et quelques heures plus tard, à l'article de la mort à nouveau.

Réhydraté, je me sens un peu mieux. Je peux aller acheter les médicaments puis rentrer à l'hôtel.

Le soir même, nouvelle attaque, très violente. Zoul et Auray sont inquiets à nouveau. Ils écrivent à l'Institut Pasteur, ainsi qu'à Assistance Etudiants. On envisage un rapatriement sanitaire et commence les démarches.

Mais les médicaments commencent à faire leur effet. Ca va mieux.

Et tant mieux car une amie de France vient nous rejoindre avec sa petite sœur. Nous partons chercher Julie et Céline à l'aéroport de Cuzco. Elles nous amènent des munitions et une nouvelle caméra numérique ! Elles ouvrent leurs sacs et nous font découvrir des trésors culinaires français : le saucisson, des olives de Provence, et du Pastis.

Waouh ….on va leur faire la fête en une soirée, et notre ami zoul se joindra à nous, pour profiter de ces mets qui manquent tellement quand on est loin de son pays.

La preuve ? Regarder les émotions qui se dégagent dans la petite vidéo, là-bas en haut à droite de cette page




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